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What would the dark / Do without fevers to eat? (Albane)
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▹ Sur Aléria depuis : 13/12/2015
▹ Messages : 392
▹ Pseudo : Ulysse (Gari)
▹ Disponibilité : 2/2 (Lilian, Albane) (à venir : Nova)
▹ Avatar : Tom Hardy
▹ Crédits : Avatar : Shadows.



▹ Âge : Trente-cinq ans, un âge qu'il ne pensait jamais atteindre un jour.
▹ Nation : L'air. Déracinée, engourdie, effacée, comme un lointain souvenir ; la nation des parias et des gosses en manque d'amour.
▹ Daemon : Agata, une Saint-Bernard alerte et pataude, dont les babines dégoulinantes couvrent les crocs en pics de montagne.
▹ Profession : Co-fondateur de l'Académie Parallèle.
▹ Statut civil : Célibataire, père d'un gamin de huit ans prénommé Gustave.
▹ Don : Sixième sens. Októ voit dans ses songes ou dans des impressions furtives montées des tripes, sans savoir ou sans vouloir l'admettre, les produits d'une magie dont lui-même s'étonne sans cesse.
▹ Signe distinctif : Victime d'un souffle lors d'une explosion ayant partiellement endommagée sa colonne vertébrale et sa jambe droite, Októ boîte visiblement. Avec les années, les tatouages ont recouvert les cicatrices mais sa démarche continue de contribuer à sa réputation.
▹ Allégeance : Il s'érige neutre entre les feux des Livanov et ceux de la capitale.

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What would the dark / Do without fevers to eat? (Albane)
Dim 20 Déc - 18:32
WHAT WOULD THE DARK

DO WITHOUT FEVERS TO EAT?


"J'ai faim." "Avance." "Je veux maman." "Avance Gustave, putain." "T'as dit putain. Faut pas dire putain." "Je suis le roi des Putains, j'fais ce que j'veux. Avance maintenant." Gustave grommela, emmitouflé dans sa large écharpe en laine, que la maternel avait cru bon de l'affubler en prévision des fortes baisses de température qui allait s'abattre sur les pays pour les mois d'hivers. Maintenant que le soleil s'était levé sur le chemin en pente sur lequel il dévalait avec difficulté, son front s'était orné de grosses gouttes de sueur et il tirait péniblement sur les bords grattant de sa prison laineuse. L'adulte à quelques mètres devant lui se retourna pour la énième fois en lui lançant un regard qui fit sursauter Gustave dont le pas ralenti perceptiblement à l'approche de l'individu. Gustave n'aimait pas Oktovius. Il n'aimait pas sa manière de marcher, avec cette jambe gauche qui traînait un peu trop sur le sol, comme le son lointain du croque-mitaine dans le couloir ; il n'aimait pas sa manière de parler, de jurer, de gueuler, tout le temps, haut et fort, dès que Gustave était dans le coin ; il n'aimait pas que sa mère soit copine avec cet homme, et d'ailleurs, pourquoi, maman n'aimait que les gentils, maman ne devait pas comprendre, maman ne devait pas savoir, à quel point Oktovius était méchant. Mais Gustave irait dire à maman comment Oktovius l'avait traîné hors de son lit un matin, pour l'emmener crapahuter de carrioles en carrioles,  il y avait de cela deux jours. Maintenant ils allaient de plaines en plaines sans croiser personne depuis des heures et les chaussures de Gustave commençaient à s'user dans la boue et sur les pierres. Il ne comprenait pas pourquoi Oktovius n'avait pas voulu prendre le train, surtout que Gustave avait toujours rêvé d'en voir un vrai, de ses yeux, même que ses copains à l'Académie lui avaient dit que la fumée faisait tousser, mais Oktovius n'avait pas l'air très malin de toute manière, et puis Gustave avait chaud, Gustave avait faim, et Gustave n'avait pas très envie d'avancer. Alors quand Oktovius revint sur ses pas pour se saisir de Gustave, le petit garçon le repoussa en se débattant. "Lâche-moi !" Dit-il de sa petite voix frêle. Mais Oktovius était bien trop fort, et Gustave était bien trop fatigué. Il continua de taper jusque sa tête s'abatte brutalement dans le vide.

Okto était inquiet, depuis plusieurs mois, depuis que Gustave avait commencé à montrer des signes extérieurs de maladie. Passage obligé pour tous les jeunes enfants, comme le lui avait rappelé Héra en ajoutant qu'il s'inquiétait sans doute trop, que les fièvres allaient passer, qu'il était normal, pour un bâtard, de devoir se chercher plus que les autres. Bâtard. Le nom lui donnait envie de gerber, et cette manière si naturelle qu'elle avait de l'employer, comme si le mot ne revêtait pas l'insulte sous-jacente. Il avait tenu une semaine, à regarder le gamin se débattre dans ses rêves d'armées imaginaires, de monstres nés de ses fièvres, appelant sans cesse pour les bras réconfortant de sa mère. Mais en l'entendant gémir la fois de trop, Okto s'était saisi de son manteau, des petites bottes en caoutchouc noir, de l'écharpe à motif enfantin, il avait saisi un Gustave trop épuisé pour protester et les avait fait embarquer tous les deux dans la première charrette en direction du sud-est. Il voyageait de nuit, portant Gustave de jour, évitant de donner un vrai nom pour le principe de ne pas se retrouver avec cent ans d'histoires ensanglantées dans la gueule, lui, le fils de traitre, et le gamin, le bâtard. Une fine équipe, qui ne cessait de se déchirer entre insultes et grognements. Déjà ils s'étaient battus plusieurs semaines auparavant quand il avait été décidé que Gustave, bien trop blond pour ressembler à sa mère, serait teint en un brun très foncé qui n'était pas le moins du monde à son goût. C'en était suivi pleurs et cris malgré la promesse d'un pain chaud au chocolat. Aujourd'hui, dans les plaines qui les menaient le long des chemins sinueux, Oktovius n'avait rien à promettre sinon une arrivée prochaine, chose qui n'avait encore une fois eu aucun effet sur le bambin. Aussi quand il saisit le petit garçon, il ne s'étonna pas des cris, il ne s'étonna pas des coups, il s'étonna plutôt de le sentir brutalement partir, lui échapper, tomber en arrière de tout son poids, dans un silence de plomb à faire fuir des océans de bruits.

Il voit les bras du garçon tomber ballant sur le petit corps, les yeux révulsés, et les gouttes, les gigantesques gouttes, qui courent le long de son visage blanc. La petite hirondelle qui l'accompagne est tétanisé contre son épaule. Paniqué, Okto le pose à terre, lentement et puis avec précipitation, dans la panique hurle son nom, lance les claques qui se perdent dans le silence des plaines. Rien n'y fait. Gustave ne bouge pas. Gustave ne semble même plus respirer. Avec tout le mal du monde, l'aîné Belinski commence à courir sans s'arrêter vers la destination tant attendue, l'enfant dans ses bras. Il court plus vite sans doute qu'il n'a jamais couru, son daemon a ses côtés, jappant de tous ses poumons. Le gros Saint-Bernard ouvre le chemin, jusqu'à la large forêt qui bientôt s'élève devant eux. Il en franchit le seuil, écartant d'une main lancée, d'une boule d'air, les branches qui l'encombrent. Il tourne à gauche, à droite, rappelle dans sa panique un chemin depuis longtemps oublié, les souvenirs évaporés dans l'angoisse, la peur. Il réalise après plusieurs minutes qu'il s'est perdu. Il tourne, retourne, s'élance, s'arrête, essaye, pantelant, à bout de souffle, la tête tournante et le corps vibrant, d'apercevoir l'entrée du palais des Darsonval, mais sa panique l'aveugle. Puisant dans ses dernières forces, il ne peut que hurler : "ALBANE !" Un nom, une femme, la seule qui puisse l'aider. Agata à ses côtés grogne, aboie, et Okto gueule, il gueule avec tout ce qui lui reste de respiration, d'air, de souffle, de vie.


We survived
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Re: What would the dark / Do without fevers to eat? (Albane)
Mar 22 Déc - 17:53
La journée avait déjà été entamée au petit matin, par un levé prématuré. La jeune femme avait profité du silence, du calme ambiant encore présent pour pouvoir s’atteler à son entraînement. Elle qui avait été affublée de tout les noms à l’Académie, allant de paresseuse à bonne à rien, sentait un certain malaise pesait sur ses épaules en imaginant le regard amusé de ses professeurs d’an-temps, s’ils avaient pu la voir ainsi, s’éveiller aux aurores, une boule au ventre. Accroupie, un livre ouvert devant elle, le visage niché dans le creux de ses cuisses, elle tentait de comprendre. Comprendre pourquoi elle n’y arrivait pas, pourquoi jeune elle avait été si immature. Elle s’en mordait les doigts depuis la découverte de son don. C’était comme donner à un ingrat, soigner un malade-imaginaire, faire confiance au mensonge, c’était vain. Passant une main dans ses cheveux, elle soupira, défaisant les bandages présents sur son avant bras pour avoir conscience de chaque partie de son corps. La concentration. Chose qu’elle n’avait jamais eu, jamais acquéri. Se relevant, elle posa fermement ses pieds sur le sol, fermant les yeux. Un morceau de métal entre les mains, elle crispa ses doigts au-dessus de la matière, pliant tour à tour ses doigts tel une marionnettiste tentant d’initier un mouvement à un élément sans vie. La matière bougea s’étira sous les yeux inquiets d’Albane.

Il ne lui était pas difficile de faire bouger la matière. Il lui était difficile de la contrôler jusqu’au bout, de lui tenir tête. Sentant petit à petit les choses lui glisser entre les doigts, perdant concentration et confiance, elle se crispa soudainement, refermant sa main. Écrasant la forme entre ses doigts, la serrant, elle finit par la relâcher soudainement, une expression de douleur au visage. La balançant à l’autre bout de la pièce, elle soupira, serrant les plaies sur sa paume. Restant assise quelques minutes à même le sol, agacée, elle finit par se relever, grande enfant qu’elle était, ramassant ce qu’elle avait jeté avec tant de hargne. Le déposant délicatement face à Adil, elle haussa une épaule. « Tu vois? Ça fonctionnait au début, ça aurait dû te ressembler. Et puis je me suis braquée. » La forme qui aurait dû originellement représenter son daemon, était dorénavant traversée par des pics métalliques, des bords coupants, montrant son incapacité à se concentrer pour ne pas laisser ses émotions prendre le dessus. Une bobine de bandages entre les dents, les ciseaux dans l’autre, elle termina de couvrir ses blessures, son regard étant sans cesse rappelé par la forme métallique trônant non loin d’elle, attirant sur sa surface les premiers rayons du soleil.

Elle ne comprenait pas. Pourquoi Adil n’atteignait pas sa taille adulte, pourquoi aux côtés d’estropiés, elle savait fournir l’effort pour contrôler en partie son don. Il était vrai que tout cela reposait sur une grande fierté, bien connue des Darsonval et des Maîtres de la Terre en règle générale. Elle préférait se tuer à la tâche face aux autres, faire des miracles, plutôt que de les laisser entrevoir ses lacunes, sa paresse, sa peur d’être incapable. À moitié affalée, elle continua cependant de jouer avec la forme, baladant ses doigts au-dessus de la petite structure, regardant les changements, voyant bien que ses humeurs étaient bien trop transparentes pour que le contrôle soit complet. La virant d’une pichenette, c’est une voix qui la sortie de ses pensées.

« ALBANE! »

Se relevant soudainement face au hurlement, la jeune femme enfila rapidement une veste, accourant pied nue. Il lui semblait que l’agitation venait de l’extérieur, les aboiements, le cri, le silence minime avant le brouhaha. Apercevant une silhouette robuste, elle dévala les escaliers, lissant les angles droits des marches sur son passage. « Okto! » Un enfant dans les bras, l’air mortifié, elle ne fit ni le lien et ne pris pas le temps de lui poser une quelconque question. « Monte, aller, vite! » Les faisant entrer rapidement, elle rentra dans une chambre invitée. « Allonge-le ici, je reviens. Et assis-toi bon dieu, assis-toi! » Ne supportant pas qu’on tourne autour d’elle lorsqu’elle travaillait, elle lui ordonna sèchement, allant chercher le nécessaire. Une fois revenue dans la chambre, elle s’assit sur le rebord du lit, retirant l’écharpe de l’enfant ainsi que le superflu d’habit n’étant d’aucune utilité dans cet état d’urgence. Elle passa doucement sa main sur son front, sentant celui-ci chaud et humide. Se tournant vers Óktovíus, elle fronça quelque peu les sourcils. « Avant de faire quoique soit, je veux savoir. Comment il s’appelle, quel âge il a? » Faisant sentir dans sa voix qu’elle lui en demanderait davantage plus tard, elle le regarda durement.

« Je peux rien faire si tu ne me racontes pas ce qu’il s’est passé. Je suis médecin, pas magicienne Okto. »

Elle désirait l’aider, évidemment. Mais le fait de ne pas avoir la situation en main, que celle-ci semble grave et soit liée à quelqu’un de son entourage, Albane avait grand mal à rassembler les pièces du puzzle afin de se concentrer. Elle voyait bien qu’il était faible, fiévreux, frêle, que sa respiration passait du sifflement au saccadé, comme si le mal qui le rongeait ne lui laissait aucune quiétude.
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Re: What would the dark / Do without fevers to eat? (Albane)
Jeu 24 Déc - 15:57
Ses pieds patinent sur les herbes aplaties de ses allers-retours compulsifs. Le soleil s'est levé à l'horizon et aveugle sa progression compliquée, faite de hasards et de chances. Il guette, alerte, angoissé, sa destination qui semble s'éloigner au fur et à mesure que les secondes s'écoulent. Októ entend les tambours de son cœur lancer des assauts contre des armées invisibles, sa respiration en dent de scie et les appels désespérés en hurlant le prénom qui se perd dans l'écho de la forêt silencieuse. Perdu. Ce n'est pas la première fois qu'il se rendait dans ces contrées, mais les habitants de la terre n'avaient pas pour coutume de laisser leur royaume découvert au moindre visiteur. Parmi les arbres, les lianes, les fourrées et autres sentiers bonifiés par la nature sauvage, s'élevait les remparts d'un château splendide construit à même le tronc des peupliers qui l'accueillaient. Pourtant l'aîné Belinski a beau plisser les yeux, rien n'apparait, rien ne se découvre, rien ne vient à son secours. Il pense un instant, dans toute la splendeur de ses angoisses d'éternel inquiet, que ça y est, ça va se terminer là, que Gustave va partir à tout jamais, que ce petit bout au visage plus blanc que jamais, dont la respiration joue aux montagnes russes, va simplement se dérober comme les jambes d'Októ commence à se dérober. Que lorsque le soleil sera haut, il ne restera rien. Parce que ce gosse là, pour lui, c'est tout, tout ce qu'il reste, de ses espoirs, de ses rêves, de ses principes, du peu de bonnes choses qu'il a déjà attiré sur cette terre ; ce qu'il reste d'un amour et d'une amie, ce qu'il reste à sa santé mentale comme aux débris de son cœur.

Un courant d'air passe dans son cou, à le faire frissonner de froid. Il ferme les yeux. Il pense à Héra et il se laisse envahir, puisque c'est le moment, puisque tout semble perdu. Il invoque ce qui ne l'abandonnera jamais. Jusqu'à ce que le bruit de sa respiration envahisse tout son espace mental. Ses jambes s'allègent, ses poumons s'ouvrent, la gorge se libère des poids qui l'incombaient. L'air l'englobe et le porte. Dans ses bras, l'enfant ne pèse plus rien. « Okto! » Il l'entend à travers la brise, cette voix, ce ton si particulier, l'accent inquiet de sa voix. Immédiatement, il tourne la tête dans la bonne direction, et il la voit en même temps que le reste. Le royaume d'entre les arbres se découvre à sa conscience soudainement éveillée. Elle vient d'accourir depuis les escaliers et il se demande comment il a pu tout louper depuis le début. Quand il voit l'inquiétude sur les traits de son visage, il comprends qu'il tremble comme une feuille morte. Celle qui se balance dans le creux de ses bras lance un soupir et il se met en branle, suivant ses instructions tel un spectre, tel un pantin, balancé entre l'urgence et l'impuissance.

Il pénètre dans la chambrée encore sombre, pose l'enfant avec délicatesse sur le matelas, commence à défaire son manteau. La peau est froide, ses doigts tremblent. A ses côtés Albane le pousse, lui intime un siège sur lequel il ne s'assoira jamais, disparaît quelque part dans une pièce adjacente. Októ vient caresser la joue blanche de Gustave, les yeux fixés sur ce visage bizarrement familier, étrangement proche, cet enfant qui lui ressemble vraiment. Finalement la Darsonval refait son apparition. La dureté de son regard et le sérieux de ses traits lui redonnent un peu d'espoir, mais les questions s'enchaînent et Októ a du mal à garder le rythme. Sa langue se délie mais son cœur s'emballe, sa voix tremble d'une angoisse nouvelle, un sentiment qu'il n'a jamais connu auparavant. "C'est Gustave, il a huit ans, c'est le fils d'Héra, tu sais, Héra Targarov." Mais oui, tu sais, Héra, mon amie. Héra qui sans doute doit mourir d'une inquiétude justifiée dans le silence de sa maisonnée. Októ déglutit. Il n'a jamais été aussi proche de vomir. "Ca fait des semaines qu'il est malade. Ils sont tous malades, mais- mais lui plus que les autres." Il s'interrompt. Il lève les yeux de Gustave et regarde Albane. Albane qui sait toujours quoi faire, Albane qui sait toujours quoi dire. Albane qui n'est pas stupide, Albane qui va bien finir par comprendre. Mais comme ce n'est toujours pas clair, il se sent obligé d'ajouter : "C'est un bâtard." Októ déglutit, pas très fier du mot. Inquiété, aussi. Il guette une réaction dans les yeux de la maître de la terre, un indice, un dégoût, n'importe quoi, alors que ses doigts se referment sur le bras de Gustave. Prêt à s'enfuir, si besoin est, prêt à frapper s'il faut en venir jusque là. Il guette un jugement, une idée. on ne sait jamais, non, on ne peut pas savoir. Si c'est fille là pense à un sacrilège, ou à une immondice, si elle regarde Gustave comme un enfant ou comme un monstre. Októ s'en veut de douter d'une amie, mais n'avait-il pas aveuglément déjà offert sa conscience à des renégats pour perdre son petit frère quelques mois plus tard. "Est ce que tu peux faire quelque chose ?" Murmure t-il, le regard fixé sur la fille Darsonval. Ce n'est pas une remise en cause de ses talents de guérisseuse, mais une question de principe. Októ peut s'enfuir aussi vite qu'il est venu. Ne pas la mettre en cause, maintenant qu'elle aussi est dans la confidence. Maintenant qu'elle sait.



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