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Seven devils all around us ▹ jamie
Invité


Seven devils all around us ▹ jamie
Mer 23 Déc - 15:48
participants : Jamie Bernstein & Maïween Targarov
date : décembre 2002
lieu de l'action : dans les ruelles d'Aleria


Hell is empty and all the devils are here.
Jamie & Maïween

Un bruit sourd précède la première secousse, comme si la terre elle-même émet une jérémiade en prémonition des malheurs qui vont suivre. Mais bientôt, ce bruit mat semble s’estomper, et ce sont à présent les cris des blessés et des bruits de combats qui résonnent dans les couloirs souterrains de ce que les rebelles appelaient – encore - leur quartier général. Peu après, les premiers couloirs disparaissent, emportant avec eux les premiers rebelles, écrasés par les masses de terre et de béton. Bientôt, des corps jonchent le sol des souterrains restés intacts, et les marques calcinées combinés à l’odeur de chair brûlé ne laissent que peu de doutes possibles quant aux auteurs de cette attaque. Après les attentats perpétrés par les rebelles lors couronnement de Murtagh – ou ‘ce rat-taupe nu’ comme Faenor aime l’appeler -, cela n’avait certainement été une simple histoire de temps avant que le gouvernement ne lance des représailles. Et pourtant, personne n’avait pensé qu’ils parviendraient à frapper au cœur même du repère des rebelles, un endroit dont tout le monde avait pensé que la localisation était secrète. Comme quoi, il n’a fallu que d’une fraction de seconde pour que ce rêve, cette illusion de sécurité, ne s’envole pour de bon, emportant avec lui la vie de nombreux rebelles – y compris celle de Ciaran, le frère de la jolie rousse. De toutes les personnes présentes dans les tunnels ce jour-là, le jeune Targarov est certainement le plus malchanceux : gravement blessé lors du couronnement de son cousin, il n’avait dû sa survie qu’à la présence de sa sœur qui l’avait retrouvé parmi les corps des victimes ce jour-là. Pendant des semaines, elle avait entrepris de le soigner à l’hôpital des rebelles, voilant à tout le monde sa véritable identité et son attachement à la ligue. Mais de toute évidence, tous efforts de la cadette des Targarov ont été en vain, puisque jamais Ciaran ne devait quitter les souterrains en vie…  

Essuyant les larmes coulant sur ses joues, la jeune femme tentait d’oublier de toute force de chasser ces souvenirs de ses pensées, mais ces images semblent bien trop ancrées dans son esprit pour qu’elle ne puisse en faire abstraction. Sans cesse, elle revoyait le corps inerte de son frère, lui rappelant inlassablement qu’elle n’avait pas pu le sauver. Lui qui durant pratiquement toute sa vie avait tenté de la protéger, ou du moins la consoler après chaque critique trop dure de la part de leurs parents, n’avait pas eu droit au même traitement venant d’elle. Il avait été une des rares personnes de sa famille à laquelle elle avait réellement tenu, et bien qu’elle ne l’ait pas revu durant ces longues années qui s’étaient écoulées depuis sa fuite de la maison familiale des Targarovs, il n’avait pas moins été un véritable roc pour elle. Avec sa mort, tout c’en quoi elle avait cru jusqu’ici semblait s’être évaporé pour ne laisser place qu’à un mélange de deuil, colère et haine. La seule détermination qui lui restait encore et qui la poussait à avancer, c’était ce désir ardent de vengeance, de voir les responsables de cet attaque payer. « Pas que je suis contre tuer les rats-taupes – sérieusement, comment une chose aussi moche peut-elle vivre ? Pas étonnant qu’elle passe son temps sous terre, à cacher sa face horrible… Enfin, j’en étais où ? Ah oui : tu ne crois tout de même pas que, si ton oh-si-adorable cousin nous ferait le plaisir de quitter ce monde, quelque chose changerait ? Qu’est-ce que ça t’apporterait à toi ? » « De la satisfaction ? » « Et après, quoi ? Tu y as réfléchi ? Bien sûr que non. Enfin, il faudrait déjà qu’il y ait un après. » Sans doute que Faenor avait raison : chercher vengeance en voulant s’en prendre à celui qui devait être derrière l’attaque qui avait coûté la vie à Ciaran ne changerait certainement rien. Pire même, les chances qu’elle ne parvienne à avoir sa vengeance étaient infinitésimales, et pourtant, c’étaient bien ces dernières qui l’avaient poussé à abandonner les rebelles pour rester dans la capital à pourchasser de pures folies.  

Les ombres commençaient déjà à s'allonger lorsque la jeune femme se décider enfin à quitter les ruines dans l'ancien quartier de l'air qui lui servaient de refuge depuis quelques jours déjà. Mis à part quelques figures lointaines s'avançaient à vive allure, sans accorder le moindre intérêt à la jolie rousse, l'endroit était désert: et c'était justement pour cela que Mae l'avait choisi après son départ précipité de ce qui restait du QG des rebelles. Mais bien plus que la solitude, cet endroit lui permettait de jouir d'un certain anonymat : après tout, qui s'attendrait à voir une fille du feu parmi les décombres ? « Une fille du feu, personne, mais une rebelle au plein cœur de l’ancien quartier de l’air en revanche... Franchement, t’aurais pas pu m'écouter pour une fois ? Non, il fallait te cacher un endroit où y a marqué 'rebelle' de partout... c'est pas pour te vexer, mais niveau planque, t'es vraiment nulle... mais qu'évidemment, on n'écoute jamais Faenor, hein. » Si le jeune maki catta avait été - relativement - silencieux depuis qu'ils avaient quitté le quartier général des rebelles, il avait rapidement retrouvé ses vieilles habitudes, surtout lorsqu'il s'agissait de râler sur tout et sur rien. Ignorant les paroles – pas si insensées – de son âme sœur, la jeune femme continua sa route, s’enfonçant peu à peu dans les ruelles plus fréquentées de la capitale, sans pour autant réellement savoir où se rendre. Bien sûr, Faenor n’avait pas entièrement tord en insinuant qu’elle rêvait de vengeance, mais bien que la peine semblait déchirer son cœur, elle restait tout de même assez lucide pour savoir que ses plans n’avaient pas la moindre chance de réussir. Alors pourquoi était-elle ici ? Voilà bien une question à laquelle la jeune femme n’avait pas vraiment de réponse. Sans doute avait-elle besoin de voir autre chose, de ne pas être constamment rappelée de la mort de Ciaran. Peut-être que cette décision était en partie dictée par la peur de perdre une autre personne qui lui était chère. Partir avait certainement été la solution la plus couarde, mais également la plus facile. « De toute façon, t’as pas besoin de ce mandrill décoloré, tu m’as moi. » Même si au fond, Faenor n’avait rien contre Dmitri, le petit lémurien avait bien du mal à accepter qu’un autre « mâle » puisse avoir une place dans la vie de Mae, et n’hésitait pas à le faire savoir à haute voix, trouvant des surnoms des plus colorés - bien que, contrairement à Murtagh, l'aîné des Livanov n'était jamais comparé aux rats-taupes nus ou autres animaux de la même laideur. « Ça c'est parce que... » S'en suivit une longue et farfelue explication que Faenor était bien le seul à comprendre, probablement parce que l'esprit de la jolie rousse était entièrement tourné vers le monument qui se dressait désormais devant elle. Sans qu'elle ne s'en rende compte, ses pas l'avaient guidés vers ce lieu qu'elle avait tant chéri étant enfant : la Fontaine aux Pleurs. Combien de fois s'était-elle cachée ici après les réprimandes de ses parents ? Et à chaque fois, cela avait été Ciaran qui était venu la chercher... Plus que jamais, la certitude que ça ne serait plus jamais le cas frappa la jeune femme de plein fouet, et de chaudes larmes se mirent à couler le long de ses joues. De toute évidence, les démons du passé ne semblaient pas avoir fini de hanter la jolie rousse, puisque peu de temps plus tard, elle crut apercevoir une silhouette bien familière de l'autre côté de la place. Seul deux petites syllabes franchirent les lèvres de la jolie rousse, sur un ton à peine plus fort qu'un murmure. « Jamie... » Illusion ou réalité ? De toute évidence, cela ne pouvait être qu'un tour que lui jouait son esprit, où qu'elle autre raison y aurait-il pour que justement le seul membre de sa famille - à part son frère - auquel elle avait tenu apparaisse comme par miracle dans son champs de vision ? « Je t'assure que c'est pas un mirage... comment ne pas reconnaître la puanteur de Maekar ? Je parie que c'est la viande qui les fait puer autant, c'est la revanche de leurs pauvres victimes. » Comme à son habitude, Faenor exagérait - il n'était tout bonnement impossible qu'il parvienne à distinguer l'odeur de la lynx à une telle distance -, mais ses paroles avaient au moins pour effet de rassurer la jeune femme : elle ne rêvait donc pas. « Jamie ! » Cette fois, sa voix était bien plus forte, et le jeune homme semblait l'avoir entendu puisqu'il regardait désormais autour de lui comme pour chercher la personne qui pouvait bien l'appeler. « Juste pour savoir : c'est quelle partie du mot 'caché' que tu n'as pas compris ? Parce que franchement, te montrer à un membre du gouvernement... un Bernstein en plus. Tu dois vraiment être suicidaire. » Une fois de plus, Faenor avait certainement raison : prendre contact avec les membres de sa famille n'était certainement pas la chose la plus censée qu'elle puisse faire. Pour eux, elle n'était qu'une traîtresse, et ne pouvait certainement rien espérer de mieux de leur part que le sort réservé à tous les rebelles qui tombaient entre les mains du gouvernement. Au contraire, ce serait encore un sort bien doux contrairement à ce qui l'attendrait de la main de certains Targarov. Et pourtant, en voyant Jamie, elle ne pouvait s'empêcher à penser à l'adolescent qui l'avait consolé à plus d'une reprise dans le passé. Sans doute était-ce même en grande partie grâce à lui qu'elle avait fini par trouver la force d'affirmer sa personnalité et ses croyances. Et mis à part Ciaran, il avait bien été la seule personne de sa famille qui lui avait réellement manqué durant toutes ces années. Alors comment aurait-elle pu rester là à le regarder s'éloigner ? C'était peut-être la décision la plus sensée, mais elle était tout simplement impossible aux yeux de la jolie rousse. Et pourtant, lorsque le regard de son cousin croisa le sien, il y avait ce petit moment de doute : avait-elle vraiment bien fait ? Comment Jamie réagirait-il en la voyant ? Pendant quelques secondes, elle resta immobile, toisant la réaction du jeune homme, avant de ne plus tenir. S'approchant de lui, elle finit par enfuir sa tête contre son épaule et de le serrer dans ses bras. « Ne t'inquiètes pas, je ne vais pas tarder à repartir, je ne veux pas que tu aies d'ennuis à cause de moi. finit-elle par dire à voix basse. Si tu savais à quel point je suis heureuse de savoir que toi au moins tu ailles bien... »


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▹ Sur Aléria depuis : 13/12/2015
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▹ Âge : vingt-six années à fouler cette terre de feu, à chercher sa place.
▹ Nation : enfant des flammes, de la chaleur, il appartient à la nation du feu, la puissante, l'insoumise, celle qui a écrasé tous ses opposants afin de montrer sa supériorité.
▹ Daemon : une femelle lynx nommée maekar. elle est à l'image de son maître, discrète, calme, observatrice et très intelligente. d'ordinaire assez passive, elle peut se montrer très agressive lorsqu'on s'attaque à jamie.
▹ Profession : jamie travaille au sein du service des politiques communes. il a toujours été évident pour lui qu'il s'orienterait vers une activité qui ferait appel à ses capacités mentales plutôt qu'à son aptitude physique.
▹ Statut civil : jamie est officiellement célibataire. mais en réalité, c'est plus compliqué que cela. il a réussi à se soustraire à un mariage imposé et s'est rapproché très récemment d'une certaine brune de la nation de la terre. s'ils n'ont pas parlé de leurs sentiments, le bernstein sait très bien ce qu'il ressent et n'hésitera pas à le faire savoir le moment venu
▹ Signe distinctif : il garde la marque des attentats de novembre dernier sur toute sa jambe droite. cette dernière a été sévèrement brûlée et même si jamie a bénéficié des meilleurs soins, les cicatrices sont bel et bien présentes.
▹ Allégeance : autrefois, son allégeance allait à sa famille et de surcroît au gouvernement. on lui avait appris à être loyal à une seule chose, les siens et ce malgré les désaccords qui pouvaient l'animer. mais désormais les choses sont différentes. jamie commence à ouvrir les yeux sur son propre sang, qu'il a longtemps excusé en fermant les yeux sur les horreurs. maintenant, le jeune bernstein n'est loyal qu'à lui-même et peu importe si ça doit l'amener à défier le gouvernement ou quitter les siens.

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Re: Seven devils all around us ▹ jamie
Dim 3 Jan - 0:09




after all this time
Un soupir quitte ses lèvres alors qu'il pousse la lourde porte de l'hôpital. L'air frais vient lui mordre le visage, tandis qu'il resserre son étreinte sur son épais manteau. Depuis plus d'un mois, ces rendez-vous sont devenus une habitude. Jamie vient, on s'occupe de lui et il repart. Dès qu'il a été en mesure de quitter la chambre austère qu'il occupait à la clinique, il est parti, en promettant de revenir plusieurs fois par semaine pour qu'on puisse surveiller l'évolution de sa jambe. L'une des bombes qui a explosé près du gouvernement ne l'a pas loupé, sa jambe droite entièrement brûlée sous la chaleur des flammes. La douleur, il n'a pas vraiment eu l'occasion de la ressentir. Durant trois jours, il s'est retrouvé dans le coma, tandis qu'on prenait les décisions importantes pour lui. Ainsi, c'est sa famille qui a ordonné qu'on lui fasse une greffe de peau (technique très récente, mais ayant déjà fait ses preuves). Et si Jamie doit bien avouer que les résultats sont bluffants, il est fatigué de devoir retourner ici, d'utiliser le temps de médecins qui pourraient accorder des soins à des gens plus nécessiteux que lui. Sa jambe cicatrice, son pas se fait plus facile, sa démarche moins lourde. Les cicatrices seront là, et certainement pas très jolie, mais peu importe. Le jeune homme veut garder le souvenir de ce qui s'est passé pour toujours. Un rappel de la brutalité des hommes, de leur bêtise aussi. Un souvenir qu'il n'existe ni gentil, ni méchant dans ce monde. Juste des personnes qui agissent pour leur propre intérêt. Et si le gouvernement est pourri jusqu'à la moelle, Jamie est désormais persuadé que les rebelles ne valent pas mieux. Alors sa loyauté, il la garde pour lui. « Viens, on va se promener. Ça te fera du bien, l'air frais. Tu sais que je n'aime pas quand tes pensées sont si pessimistes. » Jamie baisse les yeux vers Maekar qui déambule de sa démarche légère et assurée à ses côtés. Elle réussit à lui arracher un sourire. Son comportement a toujours varié avec son âme sœur. Tantôt meilleure amie, tantôt conseillère, aujourd'hui elle agit comme une mère pour lui. La femelle lynx a toujours eu cet instinct avec son maître, mais il s'intensifie à certaines périodes, comme aujourd'hui. Elle s'inquiète pour lui, elle le sent préoccupé, déçu et perdu. Et ça l'affecte, forcément. Ils partagent tout. Depuis les attentats, le Bernstein n'est plus le même. Il remet beaucoup de choses en question, il s'interroge sur son avenir. Et s'il ne laisse rien paraître de ses doutes devant les autres, Maekar le sait. Alors elle fait de son mieux pour lui changer les idées. « Oui je sais, désolé. Promenons-nous alors. Mais pas trop vite, tu sais que je ne suis pas encore capable de te suivre quand tu presses le pas. » Un léger rire échappe ses lèvres, car la lynx a parfois tendance à oublier qu'avec sa jambe blessée, il n'a pas la même fougue qu'avant. Il a conscience que ça l'agace parfois, car elle a besoin de courir, de se défouler. Ils le faisaient ensemble avant les attentats, partir courir aux alentours de la ville pour s'éloigner de tout. Maintenant, elle est obligée de l'attendre. « Oh ça va, c'est arrivé quelques fois, n'en fais pas une généralité non plus. » Jamie sent que Maekar apprécie le changement de discussion. C'est plus léger, ça lui donne du baume au cœur. Car elle le préfère comme ça, taquin, plutôt que cloîtrer dans son silence. Généralement, le duo apprécie le calme et le silence, mais le daemon sait faire la différence entre cette situation, et le cas actuel. Alors sur tout le chemin, ils bavardent, partagent des discussions banales, mais qui empêchent Jamie de retourner à sa torture mentale. Leurs pas les mènent sans réfléchir jusqu'au centre-ville et ses rues désertes. Quelques passant qui se pressent dans les allées, mais rien de comparables à ce que le quartier était avant les attentats. Ça désole Jamie de voir la capitale comme ça. Tout tourne au ralenti, il sait que ça ne présage rien de bon pour le peuple. Il a connu la guerre, il était assez grand pour s'en souvenir aujourd'hui. La famine, les faillites. Une dure époque, qui ne l'a peut-être pas touché, lui qui est né avec une cuillère en or dans la bouche, mais qui a laissé des souvenirs indélébiles. Bientôt le jeune homme débouche sur la place accueillant la fontaine aux pleurs. Un rappel supplémentaire de cette époque, avec son grand mystère. Ces femmes de pierre qui se sont mises à pleurer lorsque la guerre a commencé. Jamie n'y croyait pas. Lui qui était le plus clair de son temps à Morbalat, il n'avait pas été présent lorsque cet événement avait fait parler les habitants de toute la capitale. Il n'était venu que plus tard et, encore enfant, il avait été subjugué par ces statuts et leurs larmes. Encore aujourd'hui, même étant désormais adulte, le jeune homme ne peut s'empêcher d'être fasciné par la fontaine et ce qu'elle représente. C'est son nom, prononcé par une voix féminine qui le tire de ses pensées. Il questionne Maekar du regard, puis lève les yeux pour regarder autour de lui. Rapidement, son regard se fixe sur une silhouette aux cheveux de feu. Pendant quelques secondes, il hésite. Cette personne, il ne l'a pas revu depuis des années. Encore une enfant à l'époque, elle a beaucoup changé, mais il lui est impossible de douter de son identité. Ce visage, ces cheveux, ils appartiennent à Maïween. Mae, sa cousine, disparue peu de temps après qu'il ait définitivement rejoint Aleria. Sans lui laisser plus de temps, elle franchit l'espace qui les sépare avant de se blottir contre lui. Automatiquement, il la prend dans ses bras, comme il l'avait si souvent fait lorsqu'ils étaient plus jeunes. « Ne t'inquiètes pas, je ne vais pas tarder à repartir, je ne veux pas que tu aies d'ennuis à cause de moi. Si tu savais à quel point je suis heureuse de savoir que toi au moins tu ailles bien... » Jamie secoue doucement la tête, tandis qu'il caresse doucement son dos. « Mae, mais qu'est-ce que tu fous ici ? Je suis vraiment content de te voir mais... C'est dangereux pour toi. Je pensais que t'étais avec eux. » Le jeune homme prononce ce dernier mot plus bas, un simple souffle. Rapidement, il regarde autour de lui, mais les quelques personnes présentent ne semblent pas faire attention à eux. Doucement il s'écarte de sa cousine, lui prend la main et l'entraîne dans l'une des ruelles qui quittent la place, afin d'être à l'abris des regards curieux qu'ils pourraient attirer. « T'es partie depuis tellement longtemps. Je savais même pas si t'étais encore en vie. » Et si Jamie en a toujours un peu voulu à Mae d'être partie comme ça, d'avoir rejoint le camp des rebelles, il ne peut se résoudre à lui montrer de l'animosité aujourd'hui. Parce qu'elle a été comme sa sœur et que la revoir est inattendu. Tellement de questions se bousculent en lui, il a envie de savoir, de comprendre. A défaut de poser plus de questions, le jeune Bernstein se contente de reprendre Mae dans ses bras.

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