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I know you wanna go to heaven but you're human tonight (+Adesa)
rebelles
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▹ Mes comptes : One and only.
▹ Sur Aléria depuis : 08/12/2015
▹ Messages : 69
▹ Pseudo : Absiinte / Cloé
▹ Disponibilité : 1/3. Adesa + Ermès + ...
▹ Avatar : Alex Pettyfer
▹ Crédits : SWEET DISASTER



▹ Âge : 25 années d'errance marquent son acte de naissance.
▹ Nation : La nation paria dont on tait le nom. L'air est son élément.
▹ Daemon : Une chouette harfang des neiges à la douceur angélique, antithèse d'Adès. Elle répond au nom de Styx.
▹ Profession : Rebelle indiscipliné.
▹ Statut civil : Célibataire complètement perdu, peut-être n'est-il pas fait pour avoir un coeur.
▹ Don : Inconscient professionnel. Emmerdeur de premier choix.
▹ Signe distinctif : De multiples cicatrices parsèment son corps. Possède le tatouage d'un flèche, marque de la nation de l'air, sur le coeur.
▹ Allégeance : A défaut d'une meilleure solution, les rebelles.

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I know you wanna go to heaven but you're human tonight (+Adesa)
Dim 13 Déc - 21:56
Les entends-tu encore, Adès ? Les cris.
Les cris des mille suppliciés.
Ceux qui désespèrent.
Ceux qui ont mal.
Ceux qui espèrent.
Ceux qui supplient.
Ils sont comme toi, sauf que toi, tu n’as rien dit. Toi tu leur a balancé ta haine dans la gueule en leur souriant comme un enfant. On t’a traité de taré, de psychopathe ou encore de bâtard. T’es rien de tout ça. T’es juste un paumé qui s’est retrouvé au mauvais endroit, qui a essayé de sauver le monde et a vu le ciel lui tomber sur la tête. Littéralement. Et maintenant, tu les entends encore, les cris. Ils te hantent. Des fantômes aux doigts d’argent qui t’agrippent toutes les nuits, tous les jours. A chaque heure. Les minutes sont longues quand on t’aspire ton souffle. Ton élément. Au travers de chaque pore de ta peau.

Adès se réveille en sursaut. Il a le souffle court, ses cheveux sont plaqués sur son front. Dans sa poitrine, le tambour s’est réveillé, il bat à plein régime. Il crie tout ce qu’Adès retient et ne peut hurler. Alors il se lève et il ouvre grand les fenêtres. L’air doux vient caresser son torse nu et il sent son cœur qui se calme. Lentement. Il décroît dans le silence qui l’entoure, la campagne environnante se chargeant de soigner ses blessures de guerre. Il déteste ce terme. Blessure de guerre. Ça sonne comme une sentence irrévocable alors qu’en réalité ça n’a fait que semer la haine et la colère encore plus profondément qu’auparavant. On le disait extrême, maintenant il est encore pire. La tornade dans ses yeux s’est transformée en ouragan, en millions d’ouragans. Le feu l’a enflammé comme une torche, le vent le plus puissant l’accompagnant. Il les hait. Profondément. Viscéralement.
Dans la pénombre de la demeure Ravenscar, tout semble calme, sauf lui.
Il sait pertinemment qu’il n’arrivera jamais à se rendormir, le tourbillon de ses idées noires est encore bien trop présent dans son esprit. Ermès est parti devant, demain c’est son tour. Demain, il va rejoindre les rebelles. Une échéance qui le laisse aussi froid que hâtif. Parce que là-bas, il y a Dmitri, il y a les rebelles, il y a une cause et un but. Il y a Ermès, aussi. Ce frère qu’il pensait disparu. Ils se sont sauvés mutuellement à deux reprises sans jamais avoir eu une seule chance de pouvoir se parler. Il est celui qu’Adès doit aimer le plus dans ce monde, celui qu’il a le plus regretté et voilà qu’il réapparaît sans qu’ils puissent se parler. Chassé-croisé inconstant de la guerre qui les force à se séparer. Mais demain commencera son voyage vers ces retrouvailles tant attendues.
Demain, il la quittera aussi.
A cette idée, son cœur se serre. Un peu. Un peu trop. Elle a tout bousculé, la Ravenscar. Ses convictions, ses sentiments, ses émotions. Un strike parfait. Il a suffit de peu. D’un regard, d’une fleur bleue, d’une promesse et d’un baiser. De deux baisers, en fait. Et il a été fait prisonnier, corps et âme il s’est rendu. La passion dévorante n’est dans son registre que depuis peu mais déjà il sait la reconnaître entre mille : elle brûle, elle noie, elle enterre, elle souffle. Les quatre éléments dans un même corps et des yeux enchanteurs. Et il en redemande.
Un geste de la main.
Un souffle d’air.
Il est devant sa porte.
Elle est entrouverte et pendant une seconde, il hésite. Que dire ? Que faire ? Alors il ne réfléchit pas, c’est sa spécialité après tout. Il ne sait même pas si elle dort, il s’assied juste sur le bord du lit, presque sans la regarder. Se contente de s’allonger auprès d’elle et dans le calme qui précède la bataille il murmure doucement, autant pour elle que pour lui « Je pars, demain je pars. Si je suis plus là quand tu te réveilles, tu m’en voudras ? Et si je reviens pas du tout, tu m’en voudras ? Ce serait con, tu trouves pas ? Tu viens me sauver la peau juste pour mieux la cramer ensuite. Tu m’envoies en enfer tout de suite ou j’attends encore un peu ? »
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Re: I know you wanna go to heaven but you're human tonight (+Adesa)
Lun 14 Déc - 21:33
i know you wanna go to heaven but you're human tonight
adès falcoln & teresa ravenscar



save tonight, fight the break of dawn. save tonight, for tomorrow, you'll be gone. ≈ et le sommeil la fuit. ce n’est pas une nouveauté. parfois, elle préfère rester éveillée, fixant le plafond, plutôt que de tenter de s’endormir et se forcer hors de la gueule des cauchemars au petit matin. dans le vaste manoir, ses cris ne s’entendent pas, meurent en silence dans les couloirs déserts. elle se souvient d’être revenue, quelques jours plus tôt, de s’être ruée dans sa salle de bain pour effacer toute trace de sang de ses mains, faire partir à grande eau la dernière couche de poussière que l’effondrement du mur a causé. elle se souvient d’avoir posé un doigt sur ses lèvres, retenant la trace d’un ultime baiser.

c’est qu’il l’a chamboulée. qu’il a tout remis en cause, rien qu’en fermant les yeux et en lui rendant cette étreinte. qu’elle se sent inutile d’y repenser maintenant. après tout, ils ont le temps contre eux. les aiguilles dévalent le cours des jours, quels que soient ses efforts pour les arrêter, les supplier, leur demander un petit moment, rien qu’un instant. peut-être qu’il était trop tard, pour se redire ce qu’elle aurait dû faire ou abandonner, lui rappeler qu’elle s’est damnée à l’aimer, qu’elle a un jour juré de ne jamais céder son cœur à la seule fin de laisser à un maître de l’air le pouvoir de le briser.

à force de penser, elle a réussi à arracher quelques minutes à hypnos, seulement pour qu’un infime craquement de sa porte ne la tire de cet éphémère sommeil. elle est à deux doigts pour tendre la main et attraper le gantelet qui trône sur sa table de chevet, avant que son esprit s’éclaircisse assez pour reconnaître la silhouette qui se tient sur le pas de la porte, nimbée d’argent par la froide lueur de la lune. seuls deux souffles percent le silence. après cette infime seconde, elle a refermé les yeux, tez. peut-être pour se dire qu’elle rêve encore, même lorsqu’une tête blonde se pose doucement sur l’oreiller à côté d’elle. réchauffe le lit froid, tel un silencieux rappel qu’elle a arrêté d’être seule, que quoi qu’ils aient été avant cet instant, ils ont changé. grandi, aussi. que ce qui était une amourette s’est mué en quelque chose de plus fort, qui les lie corps et âmes.

et il lui fend le cœur. elle n’aurait jamais cru que ce serait aussi facile, mais chaque mot est un couteau. c’est un seau d’eau glacée pour lui redonner un avant-goût de la folie dans laquelle ils se sont engagés. pour lui, elle a mis sa raison au tombeau l’espace d’un instant ; ses doigts s’agrippent à celui qu’elle n’a jamais haï, qu’elle n’a pas envie de voir partir, encore une fois. elle n’a pas envie d’apprendre sa mort loin d’elle, quelque part où son influence ce sera effacée. elle a besoin de savoir qu’on ne lui a pas donné une bouffée de paradis pour la reprendre la seconde d’après, la laissant les mains vides et le cœur creux, se demandant si au fond, elle méritait cette félicité.

elle se retourne. leurs visages se font face ; elle pourrait retracer les traits du sien même dans l’obscurité. la situation la rattrape soudain, la proximité de leurs corps, la chaleur de leurs souffles. elle supplie la nuit de s’arrêter là, pour ne pas à avoir à mener la discussion qui va suivre, pour se mentir une fois encore et se dire que tout va bien, tout ira bien. la cicatrice qui zèbre son dos s’élance, se penche, avide de savoir si une autre, invisible, se joindra à elle. « attends. » c’est un murmure, un chuchotement qui se transforme en confession à l’obscurité. « avant que tu me demandes si je t’empêcherais d’y aller, ma réponse est non. » ces mots sonnent dans le noir sans méchanceté ; le devoir, elle en connaît un rayon. elle le hait parfois, le maudit de tous les mots qu’elle a, mais n’a jamais su vivre loin de sa férule. « dis-moi qu’on veut dire quelque chose, adès. que ce qu’on a est assez pour que tu te donnes la peine de survivre, pour que je trouve un écho de moi-même à t’offrir. » c’est une angoisse parmi d’autres, encore, encore ; comment ? comment tu fais pour m’aimer encore, malgré mon corps et mes blessures, malgré les mots que je t’ai jeté à la tête pour rien, malgré mon refus absolu de céder devant quiconque avant que tu ne reviennes ?

pourquoi as-tu accepté de joindre tes débris de vie aux miens, adès ?


un écho de rire sans joie. un sourire mélancolique aussi, lorsqu’elle tend la main vers lui, cherche la douceur d’une étreinte dans son lit froid. « n’essaie pas de ne pas me revenir, falcoln. tu sais que j’aurais de quoi m’occuper ici aussi. quel que soit le futur qui se construit, il ne sera pas sans nous. » le leur, peut-être ; elle s’autorise à espérer, ne serait-ce que pour avoir quelque chose à quoi se cramponner, une lueur dans le noir. derrière ses mot, d’autres se cachent. elle est devenue mauvaise à dire la vérité sans phrases voilées. je viendrais. où que tu sois, si tu ne retournes pas ici, j’irais vers toi. toujours. « j’ai jamais pensé que je te verrais de nouveau après la première fois, tu sais. espéré, peut-être. imaginé, peut-être. mais vraiment considéré ? non. me dire que t’étais en vie, c’était toujours plus facile que chercher, et prendre le risque d’apprendre qu’après ravenscar manor, personne t’a plus jamais revu. » une pause. un souffle. « mais je t’attendrais. si ça prend des mois, un an, une vie, tant pis. je ne sais pas pour qui d'autre je le ferais, de toute façon. » deux paires d’yeux sombres se rencontrent, se lient. « j’espérais bien un au revoir moins triste que la dernière fois, cela dit. »
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Re: I know you wanna go to heaven but you're human tonight (+Adesa)
Mar 22 Déc - 20:17
« attends. » Elle explose le silence comme une bulle de savon. Du haut de son accent de la terre naissent les phrases qui viennent brûler la nuit. La pénombre se fait moins lourde sous ses mots. Il n’attendait même pas de réponse, Adès. Il n’attendait rien, à vrai dire. Il n’attends plus rien de personne depuis longtemps. Il espérait seulement une oreille endormie et un moment volé à quelques secondes de sérénité. C’est déjà beaucoup demandé. Mais elle se tourne vers lui et la proximité de son souffle qui se joint au sien le fait presque frissonner sur le matelas. Les draps se froissent de ces deux corps qui se retrouvent sans se toucher, mêlant intimement leurs sentiments. Alors c’est ça, cracher ses émotions. Ça ne fait pas aussi mal qu’il aurait pu le croire au premier abord. Pire, c’est même troublant et grisant à la fois.
« avant que tu me demandes si je t’empêcherais d’y aller, ma réponse est non. » Un sourire dans l’ombre, le ton qu’elle a utilisé est sans jugement aucun. Ils s’en sont balancé des ressentiments, en pleine tête. Des regrets aussi. Ils ont tous été dévastateurs, n’ont laissés qu’un autre grand vide de plus, une autre désolation dans leur monde déjà détruit. Mais cette fois, rien ne disparaît. Rien ne s’écroule. Elle reconstruit. D’une main légère elle lui promet sans rien lui prendre. La main de l’air vient attraper celle de la terre qu’il serre doucement. L’étreinte d’un remerciement qui n’arrivera jamais à franchir ses lèvres, les mots se sont perdus avant même d’arriver jusqu’à ses cordes vocales. Ils ne se parlent pas, les enfants des éléments. Leurs habitudes sont plus brutales, plus rudes. Elles correspondent à ce qu’ils sont, c’est bien la première fois qu’ils se parlent sans vouloir s’arracher les yeux. Les bourrasques du vent se sont apaisés et le tremblement de la terre s’est tue pour laisser un temps les deux amants se promettre quelque chose de plus, qu’ils n’ont presque pas le droit d’espérer.
« dis-moi qu’on veut dire quelque chose, adès. Que ce qu’on a est assez pour que tu te donnes la peine de survivre, pour que je trouve un écho de moi-même à t’offrir. » Un soupir traverse la poitrine d’Adès. Les promesses, il n’en fait plus. Il a bien trop peur de ne plus pouvoir les honorer. Quand on se sauve pour sa vie, qu’a-t-on à offrir sinon la certitude de n’avoir rien à donner. Sa tête se rapproche de la jolie brune à ses côtés, leurs fronts se rencontrent et la main libre du maître de l’air vient jouer avec une mèche de cheveux, éparpillé sur l’oreiller. « On veut tout dire, tu le sais depuis longtemps. J’ai beau te balancer les pires horreurs, c’était rien que des mensonges. Je suis revenu pour toi, je suis parti pour pouvoir avoir la chance de te revoir un jour, c’est tout ». Il les as, tous les mots. Il a tout mais il hésite encore à le dire. Parfois le barrage des émotions est un peu trop fort pour lui. Parfois, le mur ne laisse plus passer malgré les fissures que Teresa a pu creuser. L’habitude d’une protection viscérale pour sa vie est bien trop implanté dans le cœur du garçon du vent. Et puis ne sont-ils pas les dignes paradoxe d’un monde qui ne veut pas d’eux ? Ils s’éloignent pour mieux se rapprocher. Se retrouvent pour mieux se séparer. Volent au secours l’un de l’autre. Se quittent sans cesse pour mieux sentir la morsure du manque. Font-ils ce qui est juste en ne cessant de bousculer le destin ? Ils lui hurlent tous les jours qu’ils ne se quitteront pas, le prix n’en sera que plus dur à payer. Mais le pire, dans tout ça, c’est qu’ils s’en fiche tous les deux. Tant qu’ils ont la certitude que l’autre partie de leur âme respire encore.
« n’essaie pas de ne pas me revenir, falcoln. tu sais que j’aurais de quoi m’occuper ici aussi. quel que soit le futur qui se construit, il ne sera pas sans nous. » Le ton mordant s’accompagne d’un petit rire et Adès s’éloigne un peu pour mieux la regarder. La flamme dans ses yeux n’a rien à voir avec l’élément qu’il déteste le plus au monde. Non. C’est de la fougue, de la liberté. Une promesse qu’il ne pourra jamais briser. « Un monde sans nous serait triste, qui serait là pour te rappeler combien tu es une horrible rancunière qui envoie du métal sans sommation ? Le premier qui me prend cette place a de grandes chances de ne plus respirer le jour suivant ». Sa main trace les courbes de sa mâchoire, vient se perdre vers le lobe de son oreille avant de plonger dans la chevelure soyeuse. « Je me suis autorisé à espérer un peu avec toi, un tout petit peu. On dirait que j’ai pas eu tout à fait tort ».
« j’ai jamais pensé que je te verrais de nouveau après la première fois, tu sais. espéré, peut-être. imaginé, peut-être. mais vraiment considéré ? non. me dire que t’étais en vie, c’était toujours plus facile que chercher, et prendre le risque d’apprendre qu’après ravenscar manor, personne t’a plus jamais revu. mais je t’attendrais. si ça prend des mois, un an, une vie, tant pis. je ne sais pas pour qui d'autre je le ferais, de toute façon. » Elle lui offre tout. Tout ce qu’il a toujours voulu d’elle. En l’espace d’un instant elle efface tout. La tristesse du départ, l’amertume du retour, la douleur de la perte. Parce que pendant un instant, il a cru qu’il l’avait perdu. Quand il a vu le plafond lui tomber dessus, il a pensé qu’il ne la reverrait plus. Ça a laissé un arrière-goût dégueulasse d’occasions manquées et de passion inassouvi. Un goût de trop peu, aussi. Mais il s’est rendu compte qu’il était encore vivant. Il respirait encore. Et il a su qu’il devait la revoir, lui dire toutes ces choses qu’ils n’ont jamais pu se dire sans se faire du mal. Maintenant ou jamais. « Je fais pas de promesses, j’ai trop peur de pas pouvoir les tenir. Mais je te le dis, tu m’attends, je t’attends. Tu fonces, je fonce aussi. Toi sans moi, c’est plus possible maintenant, dès la première fois où je t’ai vu je crois que j’ai su que tu allais faire partie de ma vie, c’est comme ça, je peux pas expliquer. » Il se tait un peu, sa voix meurt dans le silence du manoir qui retient son souffle. Il se laisse le temps de savourer ce qu’il n’a jamais pu dire, tout ce qu’il a retenu pendant un peu trop longtemps. La souffrance endurée n’a été supportable que parce qu’il a préparé son discours et il doit aller au bout. « On est pas fait pour vivre, on nous l’a assez dit, mais on se bat pour le faire quand même. Seulement, je sais que si toi tu respires, alors moi aussi. » Sa famille lui a été arraché, il a retrouvé Ermès grâce à un miracle, tous les autres ne sont plus. Il a dû se la construire, elle en fait partie. Elle lui a donné, beaucoup. Il a pris, beaucoup. Ils ne se sont jamais rien dit ou reproché, il est temps. De toute façon il ne sait même pas quand ils se reverront. Une heure, une année, dix ans ?
« j’espérais bien un au revoir moins triste que la dernière fois, cela dit. » Il la prend dans ses bras, cette fois. La chaleur de son corps emplit tout son être. Il s’approche de son oreille et c’est un souffle qui vient caresser le tympan de la terre « Je te retrouverais toujours. Je peux bien partir à l’autre bout du monde, je m’en fous. Je te retrouverais toujours » Pas de promesse. Une certitude. Parce que finalement, maintenant, il l’a laissé entrer dans sa vie et elle y a posé ses valises avec toute sa délicatesse de Ravenscar. Et tant qu’il y aura Teresa, il y aura aussi Adès.
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I know you wanna go to heaven but you're human tonight (+Adesa)

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